Lyon et son histoire

Dimanche 22 novembre 2009
 

 


Hôpital de l'Hôtel-Dieu

 

 

Si je vous parle de ce bâtiment aujourd'hui c'est qu'il provoque beaucoup de polémiques dans la ville. En effet, il est désormais fermé en tant qu'hôpital pour en faire quoi ? Un site de luxe... hôtel – boutiques – restaurants. Je serais curieuse de savoir combien parmi tous ceux qui ont pris cette décision, sont nés à la maternité de cet hôpital ???
Pardon d'avoir « poussé mon petit coup de colère »



                                              
 

Son histoire

 

Il est contruit en bordure ouest du Rhône. Premier hôpital lyonnais (les premiers bâtiments sont attestés en 1184). Au voisinage de l'an mil, une congrégation laïque se créa pour faciliter les pèlerinages et les échanges : ce fut la Confrérie des frères pontifes. Elle construisait des ponts pour faciliter les communications et bâtissait à leurs débouchés des hôpitaux pour recueillir les pèlerins. C'est ainsi qu'au XIIe siècle, la section lyonnaise de la Confrérie commença la construction du pont du Rhône (le pont de la Guillotière) et dans son voisinage établit un hôpital en 1184-1185 : l'hôpital du Pont du Rhône, ancêtre de l'Hôtel-Dieu. Il ne reste plus rien aujourd'hui de ce bâtiment.


                                

En 1622, les locaux devenus exigus sont détruits et remplacés par un ensemble de constructions en forme de croix, groupées autour d'un dôme central : les salles des Quatre-Rangs. On construit une nouvelle église sur l'emplacement de l'ancien bâtiment. Des agrandissements sont nécessaires et l'on construit de 1658 à 1663 un bâtiment réservés aux convalescents sur les quais du Rhône.

La Chapelle
 

La chapelle de l’Hôtel-Dieu fut bâtie de 1637 à 1655, grâce à la générosité des Lyonnais. Sa façade est de style Louis XIII, intermédiaire entre le maniérisme de Fontainebleau et le baroque. Elle est due à l’architecte sculpteur lyonnais Jacques Mimerel, auteur aussi de la très belle Vierge en marbre blanc qui décore l’autel.

   
                                     L'entrée de la chapelle et détails

ci-dessous diaporama de l'intérieur


Chapelle Hotel-Dieu -


 
Les statues du roi Childebert Ier et de la reine Ultrogothe, fondateurs du tout premier hôpital en 549, ornent l'entrée principale.


                   

Parmi les médecins de l'Hôtel-Dieu, les personnalités les plus marquantes de l'époque sont Claude Pons, qui traitait les malades contagieux (il légua tout son bien aux pauvres), Jean de Lamonière (l'auteur d'un Traité sur la peste), ect... don
t certains furent administrateurs comme :

  


L'Hôtel-Dieu, c'est aussi :

    

 

 

L’école lyonnaise conduite par Mathieu Jaboulay a joué un rôle décisif dans le développement de la chirurgie vasculaire et par conséquent, dans les transplantations d’organes.

En 1898, Jaboulay remporte un premier succès de suture artificielle sur la carotide d’un âne. En 1901, son élève Alexis Carrel (1875-1944) écrivait : « j’ai commencé les recherches sur la technique opératrice des anastomoses vasculaires dans le but de réaliser la transplantation de certains organes........



                  (Alexis Carrel)



Il s'est passé tant de choses dans ce bâtiment, qu'il semble impensable d'en faire un lieu de luxe !!!!

 

                                           



 P.S. Toutes les photos de cet article sont du NET

Par Monelle
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Vendredi 6 novembre 2009
 

Aujourd'hui je vous emmène faire un tour
dans une « Ficelle » d'accord ? 

 

Marc ROCHET

un Gone passionné de généalogie et de l'histoire de sa ville dit :

On aurait pu appeler LYON, à la fin du XIX e siècle,
la "ville des ficelles" car il y en a eu jusqu'à cinq !
Il ne s'agit pas bien sûr de l'esprit de ses habitants qui sont tout
sauf des gens à l'esprit ficelle (d'une probité douteuse)

 

 

 

 

 

Nous partirons du Vieux-Lyon, tout près de la Cathédrale Saint Jean, mais je vous laisse le choix, vous préférez monter :
Saint-Just ou Fourvière ?


 

Mais d'abord qu'est-ce qu'une « Ficelle » ? (je suppose que certains connaissent pour l'avoir peut être déjà empruntée !)

 

L'histoire retiendra que c'est à Lyon en 1862 que circula le premier chemin de fer urbain à traction funiculaire du monde.

      

Du fait de sa topographie tourmentée, la ville posséda jusqu'à cinq lignes de funiculaires reliant les bas quartiers de Lyon à ceux des collines de Fourvière et de la Croix-Rousse. Aujourd'hui, seules deux lignes restent ouvertes à l'exploitation : Saint-Jean - Saint-Just et Saint-Jean – Fourvière.

 Les voitures à chevaux pouvaient embarquer, sans dételer, sur des trucks spéciaux, on venait d'inventer le fameux ferroutage



 

La construction du funiculaire qui sera une grande première au monde durera trois ans. En creusant le tunnel on tombera sur un gros bloc impossible à découper sur place, il sera donc hissé avec les difficultés que l'on imagine sur le Boulevard pour devenir le "gros cailloux", célèbre emblème du quartier
    


 

Deuxième funiculaire urbain a être ouvert à Lyon, c’est certainement celui qui a eu l’histoire la plus agitée. D’abord funiculaire, puis ensuite crémaillère, et enfin (définitivement ?) funiculaire. Il assure aujourd’hui un service intensif digne d’un métro.

Je l'emprunte très souvent pour descendre au centre de Lyon (5 mn pour dévaller la colline de Fourvière et se retrouver dans le Vieux Lyon).


           

Je vous propose, si vous le désirez, de lire l'histoire de la construction ici avec à la page 3 de nombreux croquis pour les messieurs qui s'intéressent à la technique.  ICI



                                          

 

Depuis deux siècles, le Café Bar de la Ficelle est un café historique, qui a commencé comme comptoir à vins sous le 1er Empire, et qui s'est transformé aujourd'hui en un sympathique café de quartier, au pied du finiculaire à St Jean.



 

La ligne Croix-Paquet – Croix Rousse aujourd'hui disparue et remplacée par le métro ligne C. C'est la ligne qu'emprunta Jean Moulin le 21 juin 1943 pour se rendre à Caluire chez le Dr Dugoujon, lieu de son arrestation.




Une nouvelle facette de Lyon .....  il y en a d'autres !


                                           

Par Monelle
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Vendredi 23 octobre 2009
 

 

gones

LYON,
ses BOUCHONS, ses MÂCHONS,
ses MÈRES, ses CHEFS


Entre Bresse, Beaujolais et Côtes-du-Rhône, les Lyonnais ont su développer une gastronomie très riche en saveurs. On y cultive le goût de repas simples, savoureux et conviviaux.

                            


Les chefs sont célèbres et les “mères” ont depuis longtemps féminisé une profession réputée sexiste. Il existe une vingtaine de “bouchons” certifiés “authentiques”, mais un grand nombre d’etablissements servent la cuisine traditionnelle.


                               à table !!!
 

Le mot “bouchon” vient du fait qu’autrefois pendant que les clients mangeaient, on “bouchonnait” leurs chevaux ! (on les frottait avec un bouchon de paille).


En 1935, Curnonsky - le prince des gastronomes- consacra Lyon “capitale mondiale de la gastronomie”. A Lyon, disait-il, “la cuisine atteint tout naturellement ce degré suprême de l’art : la simplicité.” Le caractère si particulier de la cuisine lyonnaise tient à la synthèse entre la grande cuisine bourgeoise, issue de la richesse des soyeux, et la cuisine des bouchons, tradition des canuts.


Le Mâchon lyonnais

 

Le mâchon est un repas matinal typiquement lyonnais. Dans le mâchon se mêlent le réchauffé et les cochonnailles, le tout arrosé de pots de  beaujolais. Il scelle la rencontre car, à Lyon, on ne se connaît pas tant qu’on n’a pas mangé ensemble.


Quelques exemples de recettes .... vous mettez votre plus beau tablier, vous cliquez et à vos fourneaux
:


                  
                   Grattons                          Tablier de Sapeur            Cervelle de Canut

Sabodet    -   Grattons    -   Salade de Lentilles

Saucisson chaud    -   Tablier de sapeur    -   Gâteau de foie

                          
                   Saucisson chaud au beaujolais sous la cendre   

 


Un dicton typique
:-)      « Entre une fenotte et un bon mâchon, n’hésite pas, gone, n’hésite pas ! »


            "Le pot lyonnais" et sa « fillette » de 29 cl

gones

   Le pot lyonnais est largement répandue.
   Il est en verre avec un cul très épais. Il contient 46 cl.
   Dans les bouchons, on étrangle le goulot des pots avec des
   élastiques de couleurs pour différencier le
  beaujolais de celui du côte du rhône.

  A Lyon et dans la région, vous verrez encore les patrons de bistrots vous servir le Beaujolais dans un « Pot lyonnais ».

 

Cette bouteille a une origine lointaine, probablement 15ème-16ème siècle, à l’époque où le vin était tiré directement du tonneau dans les cruchons. Le pot contenait alors près de deux litres. Au cours des années, et vraisemblablement avec l’augmentation du prix du vin, la contenance allait en se réduisant pour arriver à la bouteille de verre à fond très épais d’aujourd’hui qui ne fait plus que 46 centilitres. Cette contenance a l’avantage de permettre de remplir avec 1 litre de vin, deux pots, plus le verre du patron.

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La tradition lyonnaise voulait aussi que les quadrettes qui s’affrontaient au jeu de boule à la lyonnaise,buvaient généralement douze pots dans une partie : le tenancier du jeu de boules offrait alors gratuitement le 13 ème pot.
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Par Monelle
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Mercredi 21 octobre 2009
Chanson des Canuts de A. Bruand    


                         Les CANUTS

Je vous ai parlé de leur révolte,
mais il serait bien que je vous parle d'eux, les CANUTS.

                    

                     Foulard en soie créé pour le bi-centenaire de la Révolution

Vous ne connaissez pas le mot "Canuts" ? Les Canuts étaient des ouvriers tisserands de la soie, ils oeuvraient sur les métiers à tisser Jacquard. Ils résidaient principalement dans le quartier de la Croix-Rousse (la « colline qui travaille », en référence à Fourvière la « colline qui prie ») au 19eme siècle.


                         
                                     Une infime partie du mur des Canuts

Le mur des Canuts est la plus grande fresque d'Europe. Elle s'étend sur environ 1200 m². Il a était créé en 1987 et refait en partie en 1997. Ce mur situé Boulevard des Canuts dans le quartier de Croix-Rousse, représente la vie des Canuts.

                              
                       Banniere de la corporation des tisseurs lyonnais



Dès 1419, Lyon était un lieu d'échanges important. Charles VII lui donna le droit d'organiser 2 foires où se vendaient de nombreuses soieries en provenance de l'Italie. C'est à Lyon que Louis XI, par l'ordonnance du 23 novembre 1466, souhaitait créer la première manufacture de soie pour éviter ce qu'on appellerait aujourd'hui "la fuite des devises". L'accueil mitigé des magistrats de la ville donna ce privilège à la ville de Tours. Il fallut attendre François 1er pour que la ville de Lyon se voie accorder les mêmes privilèges, avec les Lettres Patentes du 2 septembre 1536. La corporation des ouvriers "en draps d'or, d'argent et de soye" est créée.


  
                Intérieur d'un Canut où l'on vivait et l'on travaillait

Au XVIème siècle, Lyon produit essentiellement des tissus unis. Il faut attendre Colbert au XVIIème siècle pour que Lyon devienne la ville de la création de la soie. En 1660, il y a à Lyon plus de 3000 maitres-ouvriers qui font travailler 10000 métiers.


                                     
                                             Elevage de vers à soie 



Le développement des magnaneries dans le Midi de la France assure la production de matière première nécessaire à la Fabrique de Lyon. Le succès sera au rendez-vous de Louis XIV à la Restauration sans discontinuer.
                         
                                      Les fils et le tissage terminé  

Les dessinateurs en soierie sont appréciés, le plus illustre d'entre eux restant, pour cette époque, Philippe de la Salle, qui a travaillé pour Marie-Antoinette et Catherine de Russie. Au début du XIXème siècle, l'invention de Jacquard permettra à la fabrique lyonnaise de trouver une nouvelle impulsion.

                     
                    4 tableaux réalisés en soie dont celui de Jacquart

Durant tout le XIXème siècle, Lyon restera connue comme étant une ville de labeur.



                                       La Maison des Canuts

Elle est située sur la colline de la Croix-Rousse, quartier Classé au patrimoine de l'UNESCO. 

Sous les mains du tisserand, les fils de la trame tissent la parole infinie.
J.ANQUETIL - Mémoires d'un tisseran

 

Pour terminer, un petit peu d'humour !!!          


                                            


                                        


Par Monelle
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Mardi 13 octobre 2009
          La Révolte des Canuts



                

 

20 novembre-3 décembre 1831 Cette révolte ouvre en France l’ère des grands conflits ouvriers. Emeute au cri  de «Vivre libres en travaillant ou mourir en combattant». La grève se transforma en insurrection armée et d’émeute devint révolte. Elle sera suivie d'une seconde révolte du 9 au 15 avril 1934. 


                       Histoire de la Révolte

Le 22 novembre 1831, à Lyon. Les ouvriers prennent possession de la caserne du Bon Pasteur, pillent les armureries. Plusieurs corps de garde de l'armée ou de la garde nationale sont attaqués et incendiés. Les ouvriers se rendent maître de la ville, qui est évacuée par les autorités. La bataille est rude. Environ 600 victimes dont environ 100 morts et 263 blessés côté militaire, et 69 morts et 140 blessés côté civil.

Le 23 novembre 1831. Les ouvriers occupent l'Hôtel de Ville. Une tentative de gouvernement insurrectionnel voit le jour.
Mais, soit par manque de projet politique, soit par la ruse des autorités, ces dernières reprendront le contrôle de la ville à partir du 2 décembre 1831. Une armée de 26 000 hommes, 150 canons commandée par le fils du roi et le maréchal Soult, mate la rébellion. Il y a 600 morts et 10 000 personnes sont expulsées de la ville. 

         

Le 9 avril 1834
, début de la seconde insurrection des Canuts. Après l'échec des grèves de février puis le vote de la loi contre les associations ouvrières, le jugement des meneurs de février, ce 9 avril, met le feu aux poudre. L'armée occupe la ville et les ponts, mais déjà les premières fusillades éclatent avec la troupe, qui tire sur la foule désarmée. Aussitôt, les rues se couvrent de barricades. Les ouvriers organisés prennent d'assaut la caserne du Bon-Pasteur, et se barricadent dans les quartiers en en faisant de véritables camps retranchés, comme à la Croix Rousse. C'est le début de la "Sanglante semaine".

     


Le 10 avril 1834
, De nouvelles fusillades ont lieu avec la troupe. Les insurgés s'emparent du télégramme, du quartier de la Guillotière, puis de Villeurbanne où les casernes sont prises. Le drapeau noir flotte sur Fourvière, St Mizier et l'Antiquaille.

Le 11 avril 1834. Les combats se poursuivent. Le quartier de la Croix Rousse est bombardée par la troupe qui a reçu des renforts, massacre de tous les habitants de l'immeuble de la rue Transnonain.
Tentatives d'insurrection à Saint Etienne et à Vienne.

Le 12 avril 1834,  La troupe attaque et prend le quartier insurgé de la Guillotière, après avoir détruit de nombreuses maisons avec l'artillerie

Le 14 avril 1834, l'armée reconquiert progressivement la ville et attaque pour la troisième fois le quartier de la Croix Rousse, massacrant de nombreux ouvriers.

Le 15 avril 1834. Fin de la "Sanglante semaine". La deuxième grande insurrection des Canuts est matée dans le sang. Plus de 600 de victimes sont à nouveau à déplorer. 10 000 insurgés faits prisonniers seront jugés dans un "procès monstre" à Paris en avril 1835, et condamnés à la déportation ou à de lourdes peines de prison.





Je n'ai trouvé, malheureusement, que ces deux représentations de cette révolte, mais  c'est une page importante de l'histoire de la ville de LYON et je voulais en parler.

Les "canuts" c'est aussi l'histoire d'un métier, mais cela fera l'objet d'un autre billet.
                               






Par Monelle
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Samedi 3 octobre 2009


Le rétable dispersé ...

 

Le Musée des beaux-arts de Lyon a proposé (au printemps 2006) à la curiosité des visiteurs un objet insolite, conservé dans le département des objets d'art: près d'une trentaine de plaques rectangulaires émaillées représentant des figures de saints en pied, peintes en de chatoyants coloris sur fond noir, leur nom inscrit en lettres d'or.

                        
                                   Sainte Marthe

Cet ensemble incomplet, homogène dans sa technique de réalisation comme dans sa datation (un émail limousin de la fin du XVIe et du commencement du XVIIe siècle), mais non dans la manière picturale qui laisse supposer plusieurs mains et diverses influences, appartenait à un important fabricant d'étoffes lyonnais, Didier-Petit de Meurville. 



Des photographies de l'époque montrent le retable au complet, enchâssé dans un cadre en bois doré du XIXe siècle. Didier-Petit aurait souhaité le transmettre, ainsi que les objets de sa collection, au musée de la Ville de Lyon. Les édiles ayant décliné son offre, il fut contraint de vendre sa collection, dispersée comme tant d'autres précieuses collections lyonnaises de cette période qui ornent aujourd'hui les plus importants musées européen. 

                             
                                             Sainte Agnès

Démembré, réduit à une suite de pièces dont la cohérence est rien moins qu'évidente, cet objet dormait dans les réserves du Musé, connu des seuls spécialistes qui s'accorde à voir cet ensemble, depuis la fin des années 1980, le plus important rétable émaillé connu de cette période. Les choses changèrent en 2003, lorsdque le musée acquit l'une des plaques dont on ignorait la localisation depuis 1843, celle qui représente Marie-Madeleine. 


                            
                                   Sainte Marie-Madeleine

Cet achat fut l'occasion de reprendre l'étude antérieure, et l'exposition, en rassemblant les pièces disspersées dans les collections françaises (il y en a d'autres localisées dans diverses institutions étrangères), a proposé au visiteur d'emboiter le pas au chercheur et d'explorer ainsi les questionnements que pose une recherche en histoire de l'art. 

                                       
                              
                                   Christ du Jugement


Pour ceux qui ont envie de jouer ici ! Vous y verrez de très belles photos.


 

RECONSTITUER LE RETABLE

Quel sens donner à cet ensemble d’images ?

Illustre-t-il les réactions de la Contre-Réforme catholique aux attaques protestantes contre le culte des images ?

                   

                                  Un ange 
                                      
Au 17e siècle, la construction de retables constitue l’une des formes les plus significatives des réactions à l’iconoclasme protestant et correspond au goût du temps pour les belles cérémonies, les processions, les enterrements fastueux.


Dans la configuration d’un retable, la lecture de bas en haut, en rapport avec la position du spectateur, aboutit au point culminant de la Deisis. La souffrance et le martyre dans la communion des saints sont mis en valeur : par les attitudes et les gestes de persuasion des personnages, les images provoquent des émotions, convainquent et encouragent les prières. 

                       
                                     Saint Jean

Le nombre important de saints et d’anges veut-il montrer la puissance de l’intercession et de l’Église, à travers des figures qui ont leur spécificité et qui se complètent entre elles ?

 

 

 

Je ne sais pas si, depuis 2006, d'autres pièces ont été rachetées par le musée.

P.S. Je voudrais  m'excuser de la mauvaise qualité des images, mais je suis partie de petites vignettes ...

                      

Par Monelle
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Vendredi 4 septembre 2009

Je relève un nouveau défi lancé par KRI 

                          "Le temps qui passe"

et je propose l'Horloge astronomique de la Cathédrale à St Jean à Lyon.





- La cathédrale
- L'horloge dans son entier -
- Le calendrier Julien/Grégorien perpétuel avec années bissextiles
et noms des saints
- Le Monde "géocentré" avec la terre au centre et et le soleil en
rotation autour de celle-ci !

Ce calendrier Julien/Grégorien perpétuel indique: la date, les positions de la lune, du soleil et de la Terre, ainsi que celle des étoiles au-dessus de Lyon. Bien entendu, compte tenu des connaissances de l'époque, c'est le soleil qui tourne autour de la terre et pourtant la date indiquée sera exacte jusqu'en 2019  !



Une merveille !




Par Monelle
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Mercredi 2 septembre 2009

Les  traboules et cours intérieures
du Vieux Lyon !


      

         Plan des traboules  du Vieux Lyon, en bleu celles que l'on peut visiter !


D'apparence sobre en façade, les immeubles Renaissance du Vieux Lyon cachent parfois des joyaux. Une fois la porte poussée, ce sont de magnifiques cours intérieures, avec galeries ou loggias voûtées qui s’offrent à la curiosité du visiteur. L’escalier en vis, souvent très ouvragé, permet de desservir tous les étages. Dans certaines cours, le puits qui assurait l’alimentation en eau de toute la maison a été conservé.

Un des guides qui permettent aux touristes de visiter les cours et traboules quand ils préfèrent le faire sans guide ! 



Parfois, l’allée se poursuit au-delà de la cour et débouche dans une autre rue : la traboule. Dans le Vieux Lyon, mais aussi en Presqu’île, les immeubles de la Renaissance se sont construits sur des parcelles en lanières (longues et étroites), tracées entre deux rues parallèles. Afin de gagner un maximum d’espace, on limite l’ouverture de rues transversales. La traboule permettait ainsi de passer d’une rue à l’autre sans devoir faire de détour. Cette solution simple et pratique fut également adoptée plus tard sur les pentes de la Croix Rousse. Elle répond à un besoin fréquent dans les quartiers urbains anciens.




Du latin « trans ambulare » (circuler à travers), la traboule est un passage couvert réservé aux piétons qui permet de circuler d'une rue à l'autre en passant sous les habitations, à travers des cours et des escaliers. Les première traboules apparaissent au IVe siècle et étaient construites perpendiculairement à la Saône. On compte plus de 400 traboules à Lyon, dont 200 dans le quartier du Vieux-Lyon. Un grand nombre de ces passages obscurs et mystérieux sont fermés ou condamnés. Toutefois, un certain nombre de traboules restent ouvertes au public.

          


Je vous propose d'aller « déambuler » dans ces cours et traboules !

link

On trouve aussi des traboules à Villefranche S/S., Mâcon, Chambéry et Saint-Etienne.


Encore une découverte de ma ville !!! cela vous a plu ?




Par Monelle
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Lundi 31 août 2009
             Antoine de Saint-Exupéry !


                                          


Fils du vicomte Jean de Saint-Exupéry, inspecteur d'assurances, et de Marie Boyer de Fonscolombe, Antoine de Saint-Exupéry naît en 1900 à Lyon dans une famille issue de la noblesse française. 


 



En
1912, Antoine passe les grandes vacances à Saint-Maurice-de-Rémens. Il est fasciné par le nouvel aérodrome d'Ambérieu-en-Bugey, Antoine s'y rend à vélo et y reste des heures à interroger les mécaniciens sur le fonctionnement des avions. Un jour, il s'adresse au pilote Gabriel Salvez en prétendant que sa mère l'a autorisé à effectuer un baptême de l'air. Il fait donc son baptême sur un Bertaud-Wroblewski, avion fabriqué à Villeurbanne par l'industriel lyonnais Berthaud sur des plans de Pierre et Gabriel Wroblewski. C'est le jeune Gabriel Wroblewski, lui-même, qui aurait piloté l'avion. Il écrit un poème témoignant de sa nouvelle passion pour les avions :

 

Les ailes frémissaient sous le souffle du soir
Le moteur de son chant berçait l'âme endormie
Le soleil nous frôlait de sa couleur pâle

 

La guerre de 14-18 aussi l'inspire, il réalise des caricatures de soldats prussiens et de leurs casques à pointe, de l'empereur et du Kronprinz. Il écrit aussi quelques poèmes :

 

Parfois confusément sous un rayon lunaire,
Un soldat se détache incliné sur l'eau claire ;
Il rêve à son amour, il rêve à ses vingt ans !

                                      (Printemps de guerre)


1918, il a fait la connaissance de Louise de Vilmorin, qui lui inspire des poèmes romantiques.

 

Je me souviens de toi comme d'un foyer clair
Près de qui j'ai vécu des heures, sans rien dire
Pareil aux vieux chasseurs fatigués du grand air
Qui tisonnent tandis que leur chien blanc respire.
(À mon amie)
et bien d'autres poèmes encore !!!

Le 31 juillet 1944 à 8 h 25 du matin, c'est de l'aéroport de Poretta que Saint-Ex décolle pour une mission de cartographie (cap sur la vallée du Rhône, cap sur Annecy et retour par la Provence) : des reconnaissances photographiques afin de tracer des cartes précises du pays, fort utiles au tout prochain débarquement en Provence (prévu pour le 15 août 1944). Il est seul à bord, son avion n'est pas armé et emporte avec lui du carburant pour six heures de vol. À 8 h 30, est signalé le dernier écho radar.

         

Son avion se serait écrasé à quelques encablures des côtes de la Provence. Il est alors impossible d'effectuer des recherches sur le terrain en temps de guerre, "Saint-Ex" est officiellement porté disparu. Sa mémoire est célébrée solennellement à Strasbourg le
31 juillet 1945 et en 1948, il est reconnu « Mort pour la France »
             

                 Plaque hommage au Panthéon



                         


Il a écrit de nombreux livres : Vol de Nuit, Courrier Sud, Terre des hommes, Pilote de guerre et bien sûr le plus connu Le Petit Prince !!!


                  

                                        

Sa ville natale de Lyon, en hommage à l'écrivain et en clin d'œil au pionnier de l'aéropostale, a rebaptisé l'aéroport de Satolas en aéroport international Lyon Saint-Exupéry[13] et la gare TGV Lyon-Saint-Exupéry.


En France, de nombreux lieux, rues, places ... lui ont été dédiés. Des billets de banque ont été émis à son effigie. De nombreuses statues ont été érigées en France et dans le monde pour lui et le Petit Prince.



                                     Dessines moi un mouton ......



Par Monelle
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Lundi 24 août 2009
Et si on découvrait une autre fontaine de ma ville ?

                            



La place Louis Pradel, en hommge à l'un des maires de la ville, souvent appelée place de l'Opéra, est un grand espace sur lequel on peut trouver 3 monuments et la « rivière »

 

 





 

C'est Ipoustéguy (1920-2006 dans la Meuse), de son vrai nom
Jean ROBERT, sculpteur et peintre qui a réalisé pour la ville de Lyon une fontaine et 3 sculptures installées place Louis Pradel
pour le 8 déc 1982.



LA FONTAINE, large disque de bronze de 3,50 m de diamètre représente le soleil. Une phrase de Louise Labé y est inscrite "Permets mamour, penser quelques folies". 35 jets d'eau illuminés le soir convergent sur ce disque. Elle repose sur un bassin de forme elliptique de 12 m / 5 m.



STATUE DE LOUISE LABE : 3,50 m de haut, en bronze, représente la poétesse la Belle Cordière, des draperies et une gorge nue pour symboliser l'amour, cette passion qui habita toute sa vie.


BUSTE DE LOUIS PRADEL : 1,20 m de haut, en bronze également.



                               
 

Il y a aussi le « Patineur » de César qui a beaucoup fait parler.


                                  




 Je vous en ai déjà montré mais il y en a d'autres....  plein d'autres à Lyon !!!  ici




Par Monelle
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