Vendredi 23 octobre 2009
 

 

gones

LYON,
ses BOUCHONS, ses MÂCHONS,
ses MÈRES, ses CHEFS


Entre Bresse, Beaujolais et Côtes-du-Rhône, les Lyonnais ont su développer une gastronomie très riche en saveurs. On y cultive le goût de repas simples, savoureux et conviviaux.

                            


Les chefs sont célèbres et les “mères” ont depuis longtemps féminisé une profession réputée sexiste. Il existe une vingtaine de “bouchons” certifiés “authentiques”, mais un grand nombre d’etablissements servent la cuisine traditionnelle.


                               à table !!!
 

Le mot “bouchon” vient du fait qu’autrefois pendant que les clients mangeaient, on “bouchonnait” leurs chevaux ! (on les frottait avec un bouchon de paille).


En 1935, Curnonsky - le prince des gastronomes- consacra Lyon “capitale mondiale de la gastronomie”. A Lyon, disait-il, “la cuisine atteint tout naturellement ce degré suprême de l’art : la simplicité.” Le caractère si particulier de la cuisine lyonnaise tient à la synthèse entre la grande cuisine bourgeoise, issue de la richesse des soyeux, et la cuisine des bouchons, tradition des canuts.


Le Mâchon lyonnais

 

Le mâchon est un repas matinal typiquement lyonnais. Dans le mâchon se mêlent le réchauffé et les cochonnailles, le tout arrosé de pots de  beaujolais. Il scelle la rencontre car, à Lyon, on ne se connaît pas tant qu’on n’a pas mangé ensemble.


Quelques exemples de recettes .... vous mettez votre plus beau tablier, vous cliquez et à vos fourneaux
:


                  
                   Grattons                          Tablier de Sapeur            Cervelle de Canut

Sabodet    -   Grattons    -   Salade de Lentilles

Saucisson chaud    -   Tablier de sapeur    -   Gâteau de foie

                          
                   Saucisson chaud au beaujolais sous la cendre   

 


Un dicton typique
:-)      « Entre une fenotte et un bon mâchon, n’hésite pas, gone, n’hésite pas ! »


            "Le pot lyonnais" et sa « fillette » de 29 cl

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   Le pot lyonnais est largement répandue.
   Il est en verre avec un cul très épais. Il contient 46 cl.
   Dans les bouchons, on étrangle le goulot des pots avec des
   élastiques de couleurs pour différencier le
  beaujolais de celui du côte du rhône.

  A Lyon et dans la région, vous verrez encore les patrons de bistrots vous servir le Beaujolais dans un « Pot lyonnais ».

 

Cette bouteille a une origine lointaine, probablement 15ème-16ème siècle, à l’époque où le vin était tiré directement du tonneau dans les cruchons. Le pot contenait alors près de deux litres. Au cours des années, et vraisemblablement avec l’augmentation du prix du vin, la contenance allait en se réduisant pour arriver à la bouteille de verre à fond très épais d’aujourd’hui qui ne fait plus que 46 centilitres. Cette contenance a l’avantage de permettre de remplir avec 1 litre de vin, deux pots, plus le verre du patron.

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La tradition lyonnaise voulait aussi que les quadrettes qui s’affrontaient au jeu de boule à la lyonnaise,buvaient généralement douze pots dans une partie : le tenancier du jeu de boules offrait alors gratuitement le 13 ème pot.
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Par Monelle - Publié dans : Lyon et son histoire
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