En cherchant dans mes dossiers, j'ai retrouvé ce texte que j'avais écrit en mai 1972.... j'avais, apparemment, déjà envie d'écrire !!!
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En cherchant dans mes dossiers, j'ai retrouvé ce texte que j'avais écrit en mai 1972.... j'avais, apparemment, déjà envie d'écrire !!!
Aujourd'hui je vous emmène faire un
tour
dans une « Ficelle » d'accord ?
Marc ROCHET
un Gone passionné de généalogie et de l'histoire de sa ville dit :
On aurait pu appeler LYON, à la fin du XIX e siècle,
la "ville des ficelles" car il y en a eu jusqu'à cinq !
Il ne s'agit pas bien sûr de l'esprit de ses habitants qui sont tout
sauf des gens à l'esprit ficelle (d'une probité douteuse)
Nous partirons du Vieux-Lyon, tout près de la
Cathédrale Saint Jean, mais je vous laisse le choix, vous préférez monter :
Saint-Just ou Fourvière ?
Mais d'abord qu'est-ce qu'une « Ficelle » ? (je suppose que certains connaissent pour l'avoir peut être déjà empruntée !)
L'histoire retiendra que c'est à Lyon en 1862 que circula le premier chemin de fer urbain à traction funiculaire du monde.
Du fait de sa topographie tourmentée, la ville posséda jusqu'à cinq lignes de funiculaires reliant les bas quartiers de
Lyon à ceux des collines de Fourvière et de la Croix-Rousse. Aujourd'hui, seules
deux lignes restent ouvertes à l'exploitation : Saint-Jean - Saint-Just et Saint-Jean –
Fourvière.
Les voitures à chevaux pouvaient embarquer,
sans dételer, sur des trucks spéciaux, on venait d'inventer le fameux ferroutage
La
construction du funiculaire qui sera une grande première au monde durera trois ans. En creusant le tunnel on tombera sur un gros bloc impossible à découper sur place, il sera donc hissé avec les
difficultés que l'on imagine sur le Boulevard pour devenir le "gros cailloux", célèbre emblème du quartier
Deuxième funiculaire urbain a être ouvert à Lyon, c’est certainement celui qui a eu l’histoire la plus agitée. D’abord funiculaire, puis ensuite crémaillère, et enfin (définitivement ?) funiculaire. Il assure aujourd’hui un service intensif digne d’un métro.
Je l'emprunte très souvent pour descendre au centre de Lyon (5 mn pour dévaller la colline de Fourvière et se
retrouver dans le Vieux Lyon).
Je vous propose, si vous le désirez, de lire l'histoire de la construction ici avec à la page 3 de nombreux croquis pour les messieurs qui s'intéressent à la technique. ICI
Depuis deux siècles, le Café Bar de la Ficelle est un café historique, qui a commencé comme comptoir à vins sous le 1er Empire, et qui s'est transformé aujourd'hui en un sympathique café de quartier, au pied du finiculaire à St Jean.
La ligne Croix-Paquet – Croix Rousse aujourd'hui disparue et remplacée par le métro ligne C. C'est la ligne qu'emprunta Jean Moulin le 21 juin 1943 pour se rendre à Caluire chez le Dr Dugoujon, lieu de son arrestation.
Une nouvelle facette de Lyon ..... il y en a d'autres !
Nous avons découvert des arbres avec des parures spéciales, la barre horizontale de la photo de droite a été causée par un fil de fer :
Pourquoi veux-tu monter par là ? .... regardes, il y a des escaliers !!!
Bonjour Monsieur l'Ane .... c'est gentil de nous offrir une rose !! c'est la dernière dis-tu ? je m'en doutais !
Partons à la rencontre de la rivière ...
L'Yzeron est un affluent du Rhône, en rive droite. La rivière prend sa source à Montromant, au coeur des Monts du Lyonnais, traverse des espaces de plus en plus résidentiels et urbanisés, puis se
jette dans le Rhône, à la Mulatière, au coeur de l’agglomération lyonnaise. L’Yzeron et ses affluents drainent un bassin versant de 144 km2.
En été c'est une toute petite rivière, ou un gros ruisseau.... mais en hiver il
lui arrive de se mettre très en colère et provoque des innondations très destructrices, notamment en 2003 et 2005. Les municipalités concernées prennent de sérieuses mesures pour essayer de
minimiser ces crues.
Ces photos ont été prises par Mounette, les 2
du bas de la terrasse
de son ancienne maison.
Mais nous n'y avons pas pensé, notre balade était si belle !!!
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Boite à lettres ou boite à secrets ? |
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Un peu des deux sûrement ! |
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Boîte aux lettres , petit coffre personnel
Qui avale chaque jour les plis officiels
Les messages confidenciels,
Les bonnes et les mauvaises nouvelles,
Le courrier du coeur
Et celui du percepteur.
On l’ ouvre chaque matin,
Parfois nonchalamment ,
Parfois le coeur battant.
Et, toujours dans l ‘espoir d’une surprise ,
On attend la lettre à Elise......
(Extrait :
J.J.)
On refait
un petit tour du monde insolite ?? C'est parti !!!
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La Luxembourgeoise qui a copié |
Et celles de San Francisco qui se prennent |
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Les autraliennes qui ont le fou-rire |
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Mermoz, St Exupéry et Guillaumet
et de leurs avions :
Boutonnière de la Cie Gle Aéropostale
Merci de m'avoir suivie .........
(Extrait poème de Thérèse Bussière)
Bonne route à tous ceux
qui doivent la prendre !!!
Les coquelicots et la colombe
Je vais vous raconter une histoire.
Un jour deux jeunes filles d'une famille amie, connaissant mes goûts pour la peinture m'ont envoyé une carte postale : des coquelicots.... au cas où !!!
Un certain temps s'est écoulé avant que je ne reprenne toile et pinceaux et décide de faire un tableau, m'inspirant de ce décor. La toile avançait bien, mais tout ce rouge avec un peu de verdure... il me manquait quelque chose ! Que faire ?
J'avais en tête un des tableaux de Magritte avec une colombe. J'ai eu l'idée
d'introduire ce bel oiseau dans le tableau pour y mettre un peu de ciel bleu !
Quelques mois plus tard, une amie, YO, qui est Présidente de l'Association REGARDS (qui édite une revue artistique et littéraire entre autres activités, dont l'Association des Paralysés de France) me demande si j'accepterai de lui envoyer quelques photos de mes tableaux. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Le temps s'écoule sans échos ..... jusqu'au jour où ....... je reçois de cette amie un pps. - sans commentaires – et en l'ouvrant voici ce que je découvre :
Je pense que vous me croirez si je vous dit que j'ai été très émue. Pouvais-je supposer, qu'un jour l'un de mes modestes tableaux aurait un tel honneur !
Sous les grands platanes troués de bleu lavande
Le kiosque à musique était un vieux dignois,
Donnant avec bonheur en harmonique offrande
Tous les airs mélodieux, fredonnés à mi-voix.
Dimanche matin, j'ai découvert sur le blog de MEL, la très jolie photo du kiosque à musique de Saint-Omer et cela m'a donné l'idée de rechercher
les kiosques d'ici et d'ailleurs.
Temple d'amour de
la Malmaison - RUEIL
On voit apparaître dès 1658 les premiers kiosques au jardin de Vincennes, mais
c'est dans la 2ème moitié du 19ème siècle que nait en France la mode des kiosques à musique et se propage en France à un rythme effréné entre 1870 et 1914, parallèlement au développement des
société musicales.
Sous la IIIè République chaque municipalité veut son kiosque. Beaucoup ont une certaine élégance !
Mais certains de ces kiosques sont uniquement des monuments.
Nos voisin européens ont aussi de très jolis kiosques,
Tout comme les pays d'Afrique ou d'Asie
Et n'oublions pas nos amis des îles !
Sur un air de musique, mes
pas m'ont guidé
Vers le long sentier du parc fleuri. Attirée
Par les notes d'une douce mélodie
d'Automne, nombreux étaient les petits
enfants qui dansaient devant ce charmant
Kiosque, monument de notre histoire du Parc d'antan.
(extrait de ''cronin'')
Un petit tour du monde insolite qui j'espère vous aura plu
!
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LYON, |
Entre Bresse, Beaujolais et Côtes-du-Rhône, les Lyonnais ont su développer une gastronomie très riche en saveurs. On y cultive le goût de repas simples, savoureux et conviviaux.
Les chefs sont célèbres et les “mères” ont depuis longtemps féminisé une profession réputée sexiste. Il existe une vingtaine de “bouchons” certifiés “authentiques”, mais un grand nombre
d’etablissements servent la cuisine traditionnelle.
à table !!!
Le mot “bouchon” vient du fait qu’autrefois pendant que les clients mangeaient, on
“bouchonnait” leurs chevaux ! (on les frottait avec un bouchon de paille).
En 1935, Curnonsky - le prince des gastronomes- consacra Lyon “capitale mondiale de la gastronomie”. A Lyon, disait-il, “la cuisine atteint tout naturellement ce degré suprême de l’art : la
simplicité.” Le caractère si particulier de la cuisine lyonnaise tient à la synthèse entre la grande cuisine bourgeoise, issue de la richesse des soyeux, et la cuisine des bouchons, tradition des
canuts.
Le Mâchon lyonnais
Le mâchon est un repas matinal typiquement lyonnais.
Dans le mâchon se mêlent le réchauffé et les cochonnailles, le tout arrosé de pots de beaujolais. Il scelle la rencontre car, à Lyon, on ne se connaît
pas tant qu’on n’a pas mangé ensemble.
Quelques exemples de recettes .... vous mettez votre plus beau tablier, vous cliquez et à vos fourneaux
:
Grattons Tablier
de Sapeur Cervelle de Canut
Sabodet - Grattons - Salade de Lentilles
Saucisson chaud
- Tablier de sapeur - Gâteau de foie
Saucisson chaud au beaujolais sous la cendre
Un dicton typique
« Entre une fenotte et un bon mâchon,
n’hésite pas, gone, n’hésite pas ! »
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Le pot lyonnais est largement répandue.
A Lyon et dans la région, vous verrez encore les patrons de bistrots vous
servir le Beaujolais dans un « Pot lyonnais ». |
Cette bouteille a une origine lointaine, probablement 15ème-16ème siècle, à l’époque où le vin était tiré directement du tonneau dans les cruchons. Le pot contenait alors près de deux litres. Au cours des années, et vraisemblablement avec l’augmentation du prix du vin, la contenance allait en se réduisant pour arriver à la bouteille de verre à fond très épais d’aujourd’hui qui ne fait plus que 46 centilitres. Cette contenance a l’avantage de permettre de remplir avec 1 litre de vin, deux pots, plus le verre du patron.
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La tradition lyonnaise voulait aussi que les quadrettes qui s’affrontaient au
jeu de boule à la lyonnaise,buvaient généralement douze pots dans une partie : le tenancier du jeu de boules offrait alors gratuitement le 13 ème pot.
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Les CANUTS
Foulard en soie créé pour le bi-centenaire de la
Révolution
Vous ne connaissez pas le mot "Canuts" ? Les Canuts étaient des ouvriers tisserands de la soie, ils oeuvraient sur les métiers à tisser Jacquard. Ils résidaient principalement dans le quartier de
la Croix-Rousse (la « colline qui travaille », en référence à Fourvière la « colline qui prie ») au 19eme siècle.
Une infime partie du mur des Canuts
Le mur des Canuts est la plus grande fresque d'Europe. Elle s'étend sur environ 1200 m². Il a était créé en 1987 et refait en partie en 1997. Ce mur situé Boulevard des Canuts dans le quartier de
Croix-Rousse, représente la vie des Canuts.
Banniere de la corporation
des tisseurs lyonnais
Dès 1419, Lyon était un lieu d'échanges important. Charles VII lui donna le droit d'organiser 2 foires où se vendaient de nombreuses soieries en provenance de l'Italie. C'est à Lyon que Louis XI,
par l'ordonnance du 23 novembre 1466, souhaitait créer la première manufacture de soie pour éviter ce qu'on appellerait aujourd'hui "la fuite des devises". L'accueil mitigé des magistrats de la
ville donna ce privilège à la ville de Tours. Il fallut attendre François 1er pour que la ville de Lyon se voie accorder les mêmes privilèges, avec les Lettres Patentes du 2 septembre 1536. La
corporation des ouvriers "en draps d'or, d'argent et de soye" est créée.
Intérieur d'un Canut où l'on vivait et l'on
travaillait
Au XVIème siècle, Lyon produit essentiellement des tissus unis. Il faut attendre Colbert au XVIIème siècle pour que Lyon devienne la ville de la création de la soie. En 1660, il y a à Lyon plus
de 3000 maitres-ouvriers qui font travailler 10000 métiers.
Elevage
de vers à soie
Le développement des magnaneries dans le Midi de la France assure la production de matière première nécessaire à la Fabrique de Lyon. Le succès sera au rendez-vous de Louis XIV à la Restauration
sans discontinuer.
Les fils et le tissage terminé
Les dessinateurs en soierie sont appréciés, le plus illustre d'entre eux restant, pour cette époque, Philippe de la Salle, qui a travaillé pour Marie-Antoinette et Catherine de Russie. Au début
du XIXème siècle, l'invention de Jacquard permettra à la fabrique lyonnaise de trouver une nouvelle impulsion.
4 tableaux réalisés en soie dont celui de
Jacquart
Durant tout le XIXème siècle, Lyon restera connue comme étant une ville de labeur.
La Maison des Canuts
Elle est située sur la colline de la Croix-Rousse, quartier Classé au patrimoine de
l'UNESCO.
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Sous les mains du tisserand, les fils de la trame tissent la
parole infinie. |
Pour terminer, un petit peu d'humour
!!!
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